Une étrange destinée
Le soleil copieusement prenait de l’ombre
l’horizon se mourait au chant des canons
l’enfant debout près d’une femme
éteint avait le sourire
son regard contemplait la vie
couchée dans une mer de sang
pieds nus il tenait
la main raide de la jeune femme
une ondée de larmes
arrosait la vallée
sans répit les canons tonnaient
et son cœur maudissait
ces tonnerres inhumains
la main tendue il attendait du secours
et personne pour séparer
la mort de la vie
le soleil copieusement prenait de l’ombre
l’horizon se mourait au chant des canons
et le petit enfant attendait
le réveil de sa mère
la mort sourde aux cris des humains
entassait du coton dans ses oreilles
et personne pour séparer
la vie de la mort
une âme bientôt rendra ses jours à la terre
Ngaoundéré 28 novembre 2013