Une amie du plaisir

Publié le par Saltaire

 

 

Une amie du plaisir  

 

                                                MAIS CELLE QUI VIT DANS LES PLAISIRS

                                                EST MORTE QUOIQUE VIVANTE.

                                                                                         

                                                                                                    1Timothée 5.6

 

 

Je suis belle ô Terre jalouse                                                

séjour de ma chair et de mon sang

mon corps aux somptueuses effluves

vend ses charmes aux princes cousus d’or

mes lèvres douces comme un nectar divin

enflamment la muse des génies endormis

mes yeux au décor ensorcelant

sont des miroirs aux alouettes

sur les rives des cieux

illuminant les sens

je suis belle je suis belle

oh ! serai-je aussi une perle éternelle                     

je suis belle je suis belle

ô riche prince sciant mes nerfs

qui a troué le voile pur de mon hymen

ton or et tes diamants m’ont jetée

dans la sombre prison de ta vie

avec toi au Méridien avec toi à Hilton

j’ai dîné j’ai bu j’ai dansé

et savouré l’amour des nuits de néon

j’ai paré mon corps d’or et d’argent

j’ai mis les parures des Isis enrichies

et au luxe goûté des jours d’extase

et à toutes les ivresses mon cœur a bu

j’ai porté la couronne des plaisirs éblouissants

et offert mon corps aux riches satyres

j’ai mon cœur arrosé du parfum des désirs 

je suis belle je suis belle

oh ! serai-je aussi une perle éternelle 

ô temps jaloux ô insatiable termite

piquant de lys ou de grosses rides                

les prairies veloutées de nos frêles beautés

je vis à présent dans un triste hôpital

la maladie du siècle a puni mes folie

douce chair ô ma Maîtresse                

j’ai trahi les vierges d’Azur

riez donc ô beautés que nul n’a salies

aux purs rivages si chantent les pures fées 

de quelle terre la chair fera-t-elle les délices

riez de ma vie que la vie a flambée

le sommeil éternel va bientôt lever l’ancre

           meurs ô pauvre âme

et va gémir sous les flammes en enfer

aux méchants plaisirs j’ai bien mordu

et mon cœur dopé par le vice

a toujours rejeté l’amour de Jésus !                 

                                                                                  

                                             Ngaoundéré  21 décembre 2004

                                                                12 : 45

 

Extrait de Demain a une courronne de fleur

 

 

 

 

Publié dans POESIE TOUS AZIMUTS

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