Le chant de ma lyre

Publié le par LEUTCHA MICHEL / NOM DE PLUME : MICHEL SALTAIRE

 

Ô lyre rêvant les mots

des beaux sentiers du destin

pour réveiller l’aurore des archipels désespérés

et sortir des horizons voilant tout lever de soleil

je pénètre au sanctuaire du Verbe

pour moissonner avec mes mots avides d’incandescence

mes mots de patience achalandés de rêves       

les phares brisant les masques 

 des gîtes de la Nuit     

et sans cesse ma lyre

rossignol chantant les prés sales de l’âme   

élève la voix pour ensemencer hors des rives visibles

les bluffs habiles des marches de l’histoire   

et sans cesse ma lyre

veille au temple des minutes et des heures

ses jours et ses nuits

sevrés de sommeil

le temps s’écoulant dans des ondées de sueur

afin d’évincer de la matrice de l’Ombre

l'hydre fauchant les pas des avancées du soleil

et porter au bout de nos rêves

l'ultime dessein des âmes en errance  

le paradis  

et hisser l'univers au sommet des aubes d’allégresses

oh ! ici la Matière crie

mais toujours se fiche

du clairon des princes de l'Azur 

or le paradis ici

c'est pile ou face

l'éternité ou la poussière

le saut de la Chair sur le mur de la Matière

hélas ! la Matière aux clairons des lumières de l'Azur

cessera-t-elle de boucher ses réseaux d'audition

ô lyre

orgueil nourri d'immortalité

beau rêve qui mord la poussière  

         

                                                                         Ngaoundéré 20 août 2009

 

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